![]()
(...) j'ai pu apprendre, de source sûre (et directe) que la réunion interministérielle de la semaine dernière à Matignon avait donné son feu vert pour la création de l'INSTITUT POUR LA COOPERATION "hors les murs" idée géniale d'un président de l'Acad visionniaire et qui devrait permettre de mettre en place les "parcours de formations professionnalisantes" dont nous réclamons, à grands cris, la création depuis la suppression des stages longs....
Il nous reste selon mes informations un mois et demi pour présenter les modules qui devraient constituer ces parcours pour les métiers de la coopération qu'il s'agisse du culturel (le module de François Roche est déjà en place-félicitation à l' intéressé) de la gestion des établissement, ou du développement..
Christian Nique, directeur du CIEP, au cours de sa mission à Damas m'apprenait que son centre allait organiser un stage d'une semaine a l'intention des directeurs des Relations Internationales des Université..
Projet présenté par l'acad en1994....
Penseurs de formations "à vos marques"...
Christian Nique m'a également confirmé qu'il était prêt (et heureux) à accueillir les journées de l'Acad que nous souhaitons organiser, l'été prochain, au CIEP avec le nouveau sous-directeur l'acadien Roger Pilhion...
Alors "Hauts les coeurs", je sais que le Bureau est surchargé de travail alors que le Président est soupçonné se prélasser dans son Hamac (il fait ,entre parenthèses, O degré à Damas ce matin ou le soleil brille...)
Mais il est indispensable, pour la crédibilité de l'association auprès de nos adhérents et de l'Administration centrale que nous prenions la tête de ces différents projets grâce aux Forum, sous forme de productions de matière grise et dans un second temps de placement de personnels performants dans le nouvel Institut (une dizaine de postes prévues..)
| Primo: ouvrir le Forum. |
![]()
Avant de me creuser la tête pour trouver des contenus de formation, il me serait nécessaire d'avoir quelques informations supplémentaires sur cet institut "hors les murs" :
| public : personnels recrutés pour occuper des missions dans le cadre du réseau culturel ? et/ou personnels "experts/assistants techniques... | |
| provenance de ce public (détachés Education nationale ou autres : profs, personnels d'encadrement, contratuels venant du privé, personnels des collectivités territoriales, personnes venant des milieux artistiques...) | |
| niveau de qualification : universitaires, non universitaires... | |
| temps imparti à la formation : un mois, deux mois...un an | |
| objectif de la formation : qualifiant, non qualifiant mais professionnalisant |
Les choses bougent et c'est tant mieux mais au niveau de l'Acad, il nous faut absolument renforcer le bureau à Paris. Nous ne pouvons actuellement tenir si nous ne sommes pas plux nombreux à travailler sur les sujets qui nous préoccupent (recrutement/mobilité POUR QUELLE POLITIQUE DE COOPERATION ???
On est tous en train de faire comme si tout allait de soi et qu'il ne s'agissait que de se pencher sur des contenus de formation. Je ne suis pas vraiment d'accord alors que nous n'arrivons pas à voir les axes qui se dessinent (sans doute parce que je suis extérieure et plongée dans le multilatéral!!! bien sûr!!!).
Je crois que nous devons nous positionner un peu plus clairement. J'ai de nombreux contacts avec des personnes impliquées dans des réseaux de coopération et tous se posent les mêmes questions. Quelle réponse devons apporter ?
Voilà ma position actuelle sur la question. A bientôt.
Amitiés Fabienne
![]()
Auparavant ( ), je tiens à redire mes interrogations sur l'état actuel et le devenir du fameux dossier "Institut de coopération hors les murs" et/ou "Institut des hautes études sur la coopération et le développement".
S'il s'agit bien du même dossier, je me demande comment il peut être à la fois déjà validé dans son principe par Matignon et encore à l'état d'une nième note demandée à SPE pour une réunion le 6/12 chez le SG dans le cadre du dialogue de sourds entretenu avec le DG sur le projet d'entreprise de la DGCID.
S'il ne s'agit pas du même dossier, quelle est la nature exacte de ce qui est validé par Matignon?
A cet égard, je partage le point de vue de F.W, "ce dont Matignon connaît est quasi toujours de l'interministériel", autrement dit ce projet ne serait déjà plus MAE au sens strict du terme.
Revenons au fond : comme vous avez dû le noter étant donné mon mutisme, et comme je m'en suis déjà ouverte à Annie, j'ai vraiment du mal à me mobiliser, et partant à susciter la mobilisation autour de moi, car, même si je demeure convaincue que des notions comme "professionnalisme", "reconnaissance des métiers" et "parcours dans le cadre d'une mobilité assumée" demeurent non seulement d'actualité mais sont des vocables de plus en plus utilisés (mais est-ce vraiment un indice positif?), il m'apparaît que continuer d'appliquer ces mots d'ordre à notre réseau actuel, c'est méconnaître, ou à tout le moins ne pas prendre en compte, les évolutions d'aujourd'hui et surtout de demain en termes de "que sera la coopération française à moyen terme (5 à 10 ans)?"
Au titre des évolutions d'aujourd'hui, je demeure frappée de deux d'entre elles qui touchent directement notre vivier potentiel d'acadiens :
| la titularisation des contractuels anté 1993, appelés à l'avenir à remplir d'autres fonctions au sein du MAE, sans considération pour un quelconque savoir-faire particulier en coopération; | |
| la mise en place d'une procédure de sélection/ détachement/mobilité-retour pour les personnels de l'Educ, qui, à ma connaissance représentent toujours plus de 90 % des personnels détachés dans le réseau. |
Autrement dit de quels personnels l'Acad entend-t-elle favoriser le professionnalisme, les parcours et la mobilité, alors que le gros des bataillons ressort désormais, d'une façon ou d'une autre, en bien ou en mal, de procédures établies?
Plus fondamentalement et au titre des évolutions futures (mais proches), il me semble important de rappeler une évidence : les personnels dont on aura besoin pour la coopération française dépendent de ce que sera cette coopération et selon quels modes elle sera menée. Or là, le facteur déterminant est la prégnance désormais réelle, et à mon avis inéluctable, du fait multilatéral. Et au-delà du "reroutage" d'une partie toujours plus grande de nos financements nationaux au travers de canaux internationaux, ce fait induit, pour assurer "cohérence, articulation, visibilité" (termes chers à nos politiques pour se dédouaner de ce que certains dont je ne suis pas appellent "l'abandon de souveraineté"), de rendre compatibles nos modes opératoires, y compris en bilatéral. Autrement dit, on va être amené à se calquer de plus en plus sur les modes opératoires des dispositifs multilatéraux prioritaires pour nous.
Or quel est le mode opératoire de la Commission européenne par exemple ?
| un échelon administratif garni de fonctionnaires de (réel) haut niveau, polyvalents et gestionnaires - un ensemble d'agences/cabinets/bureaux à vocation sectorielle, agissant selon les nécessités et dans le cadre de contrats-cadre pour le compte de l'échelon administratif | |
| des experts, sélectionnés par les agences/cabinets/bureaux après appels d'offre, pour accomplir des missions ciblées d'expertise/assistance... |
C'est le règne du "faire-faire" et la combinaison entre un niveau quasi politique au sens gestion/prévision/stratégie et des métiers mobilisés ponctuellement pour leur savoir-faire. Fabienne confirme la même tendance dans son environnement actuel. Une telle évolution n'est pas improbable en ce qui concerne la coopération française. Des éléments sont presque déjà en place : Edufrance, l'idée récurrente d'une agence de coopération administrative (même si elle est traitée pour l'instant en "mécanisme d'appui à la mobilisation des ressources françaises sur les appels d'offres internationaux"), la reconnaissance du pôle "économique" i.e Bercy gérant l'aide publique au développement sous forme de traitement/reconversion de la dette, avec en prime un oeil sur l'AFD et l'ex-FAC (FSP dans le langage actuel).
Je note encore le leitmotiv de la gestion déléguée aux opérateurs. Si cette hypothèse d'évolution est confirmée, comment situer le réseau ?
| au niveau des "fonctionnaires de haut niveau", les places pourront être légitimement revendiquées par les diplomates (en effet, à quelles exigences de savoir-faire spécifique "coopération", dans cette façon de concevoir et gérer la coopération, ne seraient-ils pas capables de satisfaire?), voire par les autres énarques embusqués des autres administrations techniques elles-mêmes de plus en plus impliquées dans l'international; | |
| au niveau des "agences" sectorielles, il faudra être dans les petits papiers de chaque administration/service/structure d'origine au moment de leur constitution initiale et les places seront limitées; | |
| reste la dimension "experts". Mais attention, là les compétences exigées seront vraiment pointues, les missions seront ciblées tant en termes d'objectifs que de durée et les retours seront inscrits dans la feuille de route du départ. Bref, l'actuel métier d'attaché de coopération généraliste me semble ne plus devoir exister, (pas plus que les actuelles fonctions d'attaché linguistique, conseiller pédagogique...) et donc notre message en termes de reconnaissance de ce métier, condition à un professionnalisme croissant et à des parcours le validant, me paraît décalé. |
| lutter contre cette évolution ? à mon avis, c'est impossible car elle est encore une fois portée par des tendances qui nous dépassent largement; et au surplus, il n'est pas sûr que cette évolution ne soit pas la seule susceptible de permettre à notre pays de continuer à mener une politique de coopération; | |
| en tirer les leçons : i.e dans un premier temps chercher à savoir si cette évolution est confirmée et dans quels délais d'impact pour notre réseau; et sans doute en second lieu, choisir de se battre pour qu'une partie du réseau ait une place parmi "l'échelon administratif" futur et que d'autres soient effectivement constitués en réseaux d'expertise. De ce point de vue, et j'en reviens à nos préoccupations du jour, la constitution d'un Institut, peut être cruciale. Encore faut-il savoir où en est exactement ce dossier et en quels termes il est envisagé à Matignon. | |
| Pour ce travail de renseignements, et plus encore pour pouvoir peser sur ce dossier à ce niveau, le lobbying politique paraît indispensable. Qui s'en charge? Qui en a la capacité, et avec quel mandat? Là, je me sens désarmée. Entendons-nous, je ne cherche à pas à jouer les sceptiques de service (et remplacer dans ce rôle l'ami Carasso!). La collecte des suggestions en matière de formation peut être poursuivie, ainsi que d'autres débats dont j'ai cru comprendre qu'ils agitaient nos collègues (sur la coopération linguistique et éducative et la promotion du français par exemple). Mais la question du positionnement de l'Acad doit aussi se jouer par rapport à l'avenir , et pas seulement en réaction au jour le jour. Or pour se positionner et mobiliser, il faut savoir où va l'ensemble... ce qui ne m'apparaît pas clairement. Une démarche de recherche d'infos me semble à cet égard prioritaire, mais je ne vois pas comment la conduire. |
Ouf, j'arrête là, et attends vos réactions.
Cath